59, rue de RIVOLI

La rue de Rivoli, n’a, pour beaucoup, pas d’autres attraits que le vénérable BHV, dans toute sa noblesse et les innombrables boutiques de vêtements, chaussures, lunettes et autres prêts à manger.

Cependant il existe, au milieu de cet océan de furieuse consommation, un îlot discret où l’humanité, l’intelligence et la culture ont réussi à se maintenir, à se développer.

Vous êtes au 59 rue de Rivoli, un immeuble dont l’apparence architecturale ne le distingue pas des autres.

Derrière une porte cochère anonyme s’est longtemps caché l’antre de « squatteurs, barbouilleurs, drogués etc… » artistes maudits par tous qui occupaient sans vergogne, les 6 étages de cette bâtisse abandonnée, mais promise, sans aucun doute, aux promoteurs dévorants.Et puis, et puis….

Voulant se parer de l’étole du protecteur des arts et des artistes, la Mairie de Paris décida, il y a quelques années, de réhabiliter le lieu.
Le miracle et surtout quelques millions d’euros transformèrent le 59 et les artistes passèrent du statut de squatteurs pouilleux à celui de résidents enviés.

Désormais les « Electrons Libres » vivent et font revivre  » l’aftersquat Rivoli » qu’ils définissent comme une « ruche culturelle » destinée, avant tout, à des créateurs qui cherchent leur voix en dehors des chemins balisés par les institutionnels et les galeries d’art.

En fait, dés que l’on commence à gravir ce magnifique escalier peint par l’artiste japonais GAKI, ce n’est pas la philosophie qui vous accueille mais le sourire chaleureux d’artistes heureux de rencontrer leurs très nombreux visiteurs venus du monde entier.

Allez-y la porte est presque toujours ouverte

. www.59rivoli.org

LouiseBrooks theme byThemocracy