Zuzana Hulka

Dans ces derniers jours d’aout, où Paris est encore presque désert, mon ami Gérard Laurent et moi même revenions, rue de Bagnolet dans le 20°, retrouver un endroit qui nous était commun dans notre passé photographique.
Le porche passé, nous photographions la ruelle pavée toujours flanquée de ses très vieux ateliers fleuris de vigne vierge.
Sans doute intriguée par nos discussions de photographe, une dame très élégante dans sa longue robe pourpre, apparait à sa porte. Pour dissiper tous malentendus quant à notre présence sous ses fenêtres, nous nous présentons en racontant nos petites histoires respectives.
Là, bonheur des bonheurs de ces rencontres plus qu’imprévues, Zunana Hulka, puisqu’il s’agit d’elle, nous convie à entrer dans ce qui était, il y a très longtemps, une tannerie et qu’elle a magnifiquement transformé en un atelier d’artiste.
Une Longue baie vitrée inonde de lumière les immenses toiles que Zuzana peint, des grands ronds de couleurs éclantantes s’ordonnant sur un fond blanc que je vous laisse découvrir à la fois sur le site de la Galerie Brun Léglise qui expose ses oeuvres et sur les photos que Zuzana m’a permis de faire.
Zuzana Hulka une Artiste et une Dame au sens très noble du terme.

Une petite visite à la Photothèque Parisrevu.fr ?

Le Cavalier de Nanterre

A la différence du mois de janvier et de ses « bonnes résolutions », le mois d’aout , si on a la chance de pouvoir rester chez soi, se révèle être le mois des grands rangements et par conséquence le mois des retrouvailles, des exhumations: cette bonne vieille paire de chaussures, le sac à dos et la chemise du printemps 95 , du siècle dernier, oui oui, du siècle dernier.
Personnellement, je préfère fouiller dans mes photos , lieu de stockage de mon passé. Et justement, en 1995, j’ai photographié cette scène pour le moins extraordinaire, exactement comme je les aime, avec beaucoup d’humour, un brin d’extravagance et de surréalisme : ce cavalier en queue de pie et huit reflets défilant sur son percheron, devant la résidence universitaire de Nanterre et en plus c’est une photo noir et blanc faite avec un vrai négatif 24×36 Hilford HP5 pour les connaisseurs et les historiens de la photo. A cette époque, je n’aurai jamais pu envisager de faire cette photo en couleur.
Sans être nostalgique, j’ai beaucoup de plaisir à vous montrer cette photo que j’ai déjà exposée à la galerie du Lucernaire, à Paris en 2007.
Vous pouvez retrouver  » le Cavalier de Nanterre » sur la photothèque de Parisrevu en grand format.
Vous pouvez aussi voir toutes les photos de l’exposition « Eclats de vie »

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