Mamy..c’est fini…

Mamy..c’est fini..
Et dire que c’était le lieu de nos rendez- vous…

Et le choeur des photographes se lamente – les 2 Gérard, Lavalette et Laurent, le Moureaux, le Bénédetti, le Borlant, le Berton, le Gaston et moi-même – Où iront nous manger? et son Bourgueil tu t’en souviens? et les parties de rigolade et de déconne,et son andouilette et la souris d’agneau enfin tous ces petits plats qu’elle mitonnait dans sa petite cuisine, vraiment petite, j’ai encore le gout de ses merguez sur les papilles- arrête, tu te fais mal- « tout est bon chez elle… » chantait l’ami Georges

Petite note pour les non-initiés: Pauline et Sylvie sa délicieuse fille , qu’on embrasse très fort et qu’on n’oublie surtout pas, tenaient avec courage et vaillance ce magnifique petit resto de la rue Jules Valés à Paris: « Chez Mamy »

En fermant ton restaurant « chez Mamy », Pauline tu nous laisses sur le trottoir, mais aucun des copains ne t’en veut, on est seulement triste.

Pauline, ma chère Pauline , moi c’est ton sourire et ta tendresse qui me manqueront le plus et j’ai eu tant de plaisir à te photographier et à te rephotographier.

Pauline, on a le blues…Mamy Blues..

Jo Kergoat, Maitre Tailleur

Entrer chez un tailleur, lui commander , dans un de ses meilleurs tissus , un costume Prince de Galles. Un très vieux rêve.
Je suis entré chez Jo Kergoat, Maitre Tailleur, Créateur. Pas de salon d’apparat, ni de dorures, une simple boutique donnant sur la rue du Pont aux Choux, n°6, dans le 3° arrondissement de Paris. Elégant comme doit l’être un tailleur, chemise rose, cravate assortie, un pantalon tombant parfaitement, Maitre Jo circule au milieu des coupons de tissus, des échantillons, en essayant de ne pas se cogner aux machines à coudre ancestrales. Tout en me parlant de l’extrême qualité des tissus hollandais et écossais qu’il utilise, des difficultés de la profession, de l’insipide confection importée d’Asie, il tire sur son fil pour coudre un bouton. Ce prince de l’aiguille et des ciseaux, dont les principaux concurrents s’appellent Kenzo ou Smalto, habille, avec classe, le « showbizz », le »cac40″, sans oublier les « politiques » à qui il sait ,avec beaucoup d’humour, « tailler des costumes sur mesure ».
Quant à mon Prince de Galles, je crois que j’attendrai encore, je vous laisser deviner pourquoi. Merci Monsieur Jo Kergoat, vous êtes un Grand.

Je vous redonne l’adresse de Maitre Jo qui ignore superbement internet: 6 rue du Pont aux Choux, Paris 3°

Capitaine (au) Bloncourt

Le photographe Gérald Bloncourt est l’un des derniers représentants de la grande époque du photojournalisme des « trente glorieuses ». La presse était encore la reine des médias et les nombreux journaux nationaux et provinciaux de toutes tendances politiques, réclamaient chaque jour leur lot de photos.
Gérald Bloncourt travaille pour l’ « Humanité », « Avant Garde » et proclame, à travers ses innombrables et remarquables photos, son indéfectible enracinement à gauche, son combat au coté de la classe ouvrière et des opprimés.
A l’occasion de la sortie de son livre  » Peuples de gauche », une exposition était organisée par la Galerie Marges, rue Jules Vales, dans le 11° arrondissement.
Allez faire un tour sur son blog et vous y découvrirez, toute la personnalité de ce grand bonhomme convaincu et convainquant, ses photos, ses peintures ses poèmes, son attachement viscéral à Haïti dont il est originaire.

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