Thierry Lefèvre-Grave, Orfèvre en la matière

Jamais une expression n’a été autant significative que « Orfèvre en la matière », lorsqu’on rencontre Thierry Lefèvre-Grave.
En se référant à la sémantique du terme, « orfèvre » désigne avec la plus grande exactitude ce que fait Thierry: artisan qui fabrique et qui vend des objets en métaux précieux. A la seule différence que, malgré sa noblesse, le mot « artisan » se révèle par trop restrictif.
Thierry Lefèvre-Grave est l’auteur de créations uniques, un authentique artiste qui s’exprime, avec force et talent, à travers le marbre, le bois, le bronze. Un dessinateur prodigieux qui traduit en or et en argent, les bijoux délicats qu’il imagine sur le papier.
Au pied de la butte Montmartre , au 24 de la rue Durantin vous découvrirez l’atelier-écrin dans lequel Thierry conçoit, crée et expose ses sculptures et ses bijoux. Vous serez séduits.

Zuzana Hulka

Dans ces derniers jours d’aout, où Paris est encore presque désert, mon ami Gérard Laurent et moi même revenions, rue de Bagnolet dans le 20°, retrouver un endroit qui nous était commun dans notre passé photographique.
Le porche passé, nous photographions la ruelle pavée toujours flanquée de ses très vieux ateliers fleuris de vigne vierge.
Sans doute intriguée par nos discussions de photographe, une dame très élégante dans sa longue robe pourpre, apparait à sa porte. Pour dissiper tous malentendus quant à notre présence sous ses fenêtres, nous nous présentons en racontant nos petites histoires respectives.
Là, bonheur des bonheurs de ces rencontres plus qu’imprévues, Zunana Hulka, puisqu’il s’agit d’elle, nous convie à entrer dans ce qui était, il y a très longtemps, une tannerie et qu’elle a magnifiquement transformé en un atelier d’artiste.
Une Longue baie vitrée inonde de lumière les immenses toiles que Zuzana peint, des grands ronds de couleurs éclantantes s’ordonnant sur un fond blanc que je vous laisse découvrir à la fois sur le site de la Galerie Brun Léglise qui expose ses oeuvres et sur les photos que Zuzana m’a permis de faire.
Zuzana Hulka une Artiste et une Dame au sens très noble du terme.

Une petite visite à la Photothèque Parisrevu.fr ?

Le Cavalier de Nanterre

A la différence du mois de janvier et de ses « bonnes résolutions », le mois d’aout , si on a la chance de pouvoir rester chez soi, se révèle être le mois des grands rangements et par conséquence le mois des retrouvailles, des exhumations: cette bonne vieille paire de chaussures, le sac à dos et la chemise du printemps 95 , du siècle dernier, oui oui, du siècle dernier.
Personnellement, je préfère fouiller dans mes photos , lieu de stockage de mon passé. Et justement, en 1995, j’ai photographié cette scène pour le moins extraordinaire, exactement comme je les aime, avec beaucoup d’humour, un brin d’extravagance et de surréalisme : ce cavalier en queue de pie et huit reflets défilant sur son percheron, devant la résidence universitaire de Nanterre et en plus c’est une photo noir et blanc faite avec un vrai négatif 24×36 Hilford HP5 pour les connaisseurs et les historiens de la photo. A cette époque, je n’aurai jamais pu envisager de faire cette photo en couleur.
Sans être nostalgique, j’ai beaucoup de plaisir à vous montrer cette photo que j’ai déjà exposée à la galerie du Lucernaire, à Paris en 2007.
Vous pouvez retrouver  » le Cavalier de Nanterre » sur la photothèque de Parisrevu en grand format.
Vous pouvez aussi voir toutes les photos de l’exposition « Eclats de vie »

La Zone, le Musette d’Hokkaido

On a toujours pensé que le style « musette » était une musique essentiellement franco-française, que la renommée d’accordéonniste comme Emile Vacher, bien assise au « Petit Balcon » ne dépassait guère nos frontières hexagonales, que Gus Viseur devait sa stature internationale à sa participation au « Hot Club de France » et à Django Reinhardt.
Toutes ces certitudes s’écroulent, heureusement, lorsqu’on rencontre « La Zone ».
5 petites japonaises venues d’Hokkaido, la grande île du nord du Japon débarquent ,un soir de juin, aux « 3 Arts » un bistrot de plaisir au beau milieu du 20ième.
Mais revenons sur une rencontre, plus qu’improbable et un coup de foudre.
Kumiko, authentique japonaise, donc, étudie l’accordéon , instrument fort prisé au japon. Sa curiosité musicale l’emmène sur des rives lointaines et des univers musicaux étrangés à la culture nippone, elle rencontre Paris, la rue de Lappe, le Balajo et surtout Emile Vacher, le roi de l’accordéon musette des années 30-40. Kumiko séduite au plus haut point, abandonne son piano à bretelle pour un Piermaria à touches et se lance avec Naomi au piano, Jo au banjo Akiko à la clarinette, dans le Musette en créant le groupe « LA ZONE » (non traduit en japonais).
Sur la petite scène des 3 Arts, où je les ai photographiées, elles enchainent, avec un sérieux tout japonais, valses musettes, javas, on y croit .
On y croit vraiment c’est du musette et du vrai surtout lorsqu’ apparait sur scène, Lanja tout vêtue de rose, enveloppée d’un boa de la même couleur, toute en dentelles et sourire, la chanteuse du groupe. Elle chante, en japonais, des airs ( le petit vin blanc) qu’on a l’habitude d’entendre dans les guinguettes et lorsqu’elle entame le dernier complet de la « guinguette a fermé ses volets », elle le chante en français.
La Révélation, un Grand Bonheur pour les spectateurs enthousiasmés.

Une petite visite à la Photothèque Paris.fr ?

Les 3 ARTS, 21 rue des Rigoles, Paris 20

Le Carnaval Vénitien de Michelle Santi

Michelle Santi a, depuis toujours, pour Venise, le Grand Canal et les fastes du Carnaval, une passion totale.
A un point tel qu’elle décida, il y a quelques années déjà, de transposer non pas Venise, mais son Carnaval au bord d’un autre canal, parisien celui ci, le Canal de l’Arsenal. Et si la place de la Bastille ne remplacera jamais la place Saint Marc, le canal qui se trouve à ses pieds remplit son office en accueillant les gondoles et les magnifiques costumes des participants à ce Carnaval Vénitien de Paris qui reçoit des dizaines de milliers de spectateurs fascinés par l’élégante majesté des costumes et leurs somptueuses couleurs.
Ce jour là, Michelle Santi est heureuse, elle savoure une fois de plus Son Carnaval.
Cette appropriation est loin d’être exagérée. Sous la vigilante direction de Michelle, une équipe de couturières et de stylistes dessinent, tout en se référant aux illustres modèles vénitiens et confectionnent chapeaux , parures, masques, robes, maquillages.
Michelle Santi a bien voulu m’ouvrir les portes de son atelier des merveilles. J’y ai rencontré des petites mains qui cousaient, piquaient sans perdre ni la patience ni le sourire, Michelle allait de l’une à l’autre, conseillant, reprenant, comparant la richesse des tissus, le chatoiement des couleurs pour que le costume révèle son authenticité. Un véritable atelier de maison de couture la veille du défilé.La seule différence, l’intime présence de l’Esprit Vénitien.

Une petite visite à la Photothèque Paris.fr ?

Antoine Rossi Musicien Embulleur

En entrant chez Antoine Rossi, aux Frigos (les anciens entrepôts frigorifiques de la Ville de Paris), on se sait pas qui vous reçoit, le musicien , multi instrumentiste trombone, saxo, trompettiste des Garçons Bouchers, de Urban Sax,de Tarace Boulba, de Plastic Art Kestra, son plus récent groupe, ou l’artiste plasticien, créateur de costumes,décorateur,qui a fait du plastique son matériau de prédilection.

Les photos qu’il me permet de prendre dans son atelier, présentent en premier lieu, l’univers de ce magicien de la bulle, de ce Sculpteur Embulleur comme il se définit.Et c’est à ce moment que s’opère la liaison entre musicien et plasticien.L’Embulleur emballe, dans des structures gonflables et colorées, tous les instruments qui passent à sa portée, guitares,évidemment,mais aussi batteries, violoncelles, trompettes.
Les 3 Baudets lui ont consacré une exposition intitulée « le Magasin de Musique » et Pigalle (où se situe le théatre des 3 Baudets) , quartier des vendeurs d’instruments de musique n’a jamais de vitrine aussi originale.

Une petite visite à la Photothèque Paris.fr ?

Antoine Rossi

Mes Rencontres 2010 (janv-juin)

L’année 2010 arrive à mi-exercice et on peut déjà en faire un bilan.Il faut que j’arrête de parler comme un comptable, vous allez me croire malade.

Pour être de saison, parlons fruits .

La pomme 2010 est à moitié croquée et je peux dire que son goût fut parfois acide et que j’ai senti passer certains pépins plus que d’autres.

Un premier résultat est que mes chroniques ont pris du retard .
Il faut désormais que je m’attèle à résorber ce retard d’autant plus considérable que ce début d’année fut riche en rencontres et donc en photographies.

Musiciens, artistes, photographes, personnages extra-ordinaires et situations extravagantes vous attendent derrière la porte de la galerie que j’ai préparée pour vous.

Une petite précision cependant.

Vous avez, sans doute, remarqué que les Chroniques ont changé de nom.Il est apparu plus évident que ces Chroniques reprennent le nom de leur sujet favori : Paris. Elles s’appellent , désormais : Parisrevu , les Chroniques. L’adresse change aussi. Enfin, elles sont maintenant, grâce à l’ami Gérard Laurent, associées à la Photothèque Parisrevu.fr qui regroupera une très grande partie des photos que j’ai pu réaliser, sur les sujets les plus divers et bien entendu sur Paris, et ce, depuis 41 ans.

Cette Photothèque ouverte à tous, particuliers, amateurs de photos , collectionneurs, gens d’images etc etc, va naitre et se développer sous vos yeux, pour peu que vous soyez patients et que vous veniez très souvent sur le site

Dernière indication, vous pourrez même acheter des photos en ligne grâce à PayPal, dans un futur proche

Donc , Très bonne visite de la galerie« Mes Rencontres 2010 » et à très bientôt et vous serez prévenu (si vous êtes abonnné à la news letter) lors de la parution très prochaine de nouvelles chroniques

Parisrevu.fr

Jazz Manouche au Café La Jatte

Ce Vendredi 19 Mars, François Mosnier, que je connais depuis longtemps comme guitariste, m’ouvrait les portes du Café la Jatte, situé sur l’ile de la Jatte à Neuilly sur Seine.

La Belle Adresse, auréolée du souvenir des Impressionnistes comme Van Gogh, Monet , Sisley, Seurat, qui transformèrent l’ile en atelier de plein air.

Si des Impressionnistes il ne reste plus que le nom des rues, seul le Café la Jatte semble conserver l’empreinte du passé.

Perdu au milieu d’une zone résidentielle plus que privilégiée, l’architecture de brique rouge de l’ancien manège rassure et nous invite, inévitablement, à passer la porte.

Converti en restaurant ,il y a une petite dizaine d’année, le Café La Jatte , par son décor, son accueil et la qualité certaine de sa cuisine a su trouver ses fidèles. François Mosnier y programme les vendredis du Jazz dont les musiciens invités tirent grand profit de la parfaite acoustique du lieu.

Grand amateur de jazz manouche, François avait convié, ce 19 mars, deux excellents guitaristes Rocky Gresset et le petit fils du regretté Django, David Reinhardt pour animer avec brio la soirée aux sons de leur Gibson et leur Dupont, magnifiques instruments.

Les Photos qui suivent vous inciteront, je le souhaite, à découvrir les très agréables rives de seine de l’ile de la jatte et le plaisir émanant du Café la Jatte.

Café la Jatte 60 Boulevard Vital Bouhot -92 Neuily Sur Seine

Le Gentleman migrateur

Bienvenu à Gérard Laurent, Gentleman migrateur, qui revient sous nos cieux en ce premier jour de printemps

Qu’il me soit permis, Monsieur Gérard, de profiter de cette opportunité et tout particulièrement dans ce blog que tu as pour une très très large part contribué à créer, de te remercier et de saluer l’homme de goût, d’esprit, l’épicurien tout autant que le photographe.

Je rajouterai et toi seul pourra comprendre cette phrase quasi subliminaire  » non, je n’oublierai pas de fermer les balises ».

Enfin pour terminer, un message destiné à ceux qui suivent mes petites aventures photographiques. Aujourd’hui, je vous invite, non pas à retrouver mes photos mais plutôt à partir en ballade parmi les sites et les blogs photos de Gérard Laurent. Des quartiers de Paris, aux rives du Nil en passant par l’ile Maurice et la Place du Tertre, allez y en confiance, vous ne serez surement pas déçus du détour. Et pour les amoureux des photos noir et blanc tirées en grand format, oubliez votre ordinateur et prenez le métro jusqu’à la station abbesses, juste à coté, dans la rue de la Vieuville, vous trouverez la toute petite boutique de Gérard Laurent, « La Panse de l’Ours », je vous laisse déguster.

La Panse de l’Ours
Pariscool
Galerie de Gérard Laurent sur Darqroom

Le Courant Alternatif

Au cours des années 1980-1995, Paris fut illuminé par le Courant Alternatif.
Des Artistes et surtout des musiciens issus du milieu undergroud contribuèrent à développer cette tendance dite alternative
Pendant plus de 10 ans, j’en ai suivi les groupes les plus marquants à travers de nombreux concerts.
Avec, et dans le plus grand désordre
Les Garçons Bouchers, Les Béruriers, La Mano Négra, Les Négresses Vertes, Babylone Fighter, Les Endimanchés, Les Chihuahua, les 10 Petits Indiens, les Heritiers, les Casse pieds.
Groupes musicaux animés par des personnages aussi alternatifs que Manu Chao, Elno, Haine, François Hadji Lazarro, Belle du Berry…..

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